Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un point presse a été organisé, le 24 septembre, pour informer la population, au domicile d'un des élus du 11 septembre. |
Un point presse a été organisé, le 24 septembre, pour informer la population, au domicile d'un des élus du 11 septembre. |

Le village ne s'en sort pas. La commune nouvelle empoisonne la vie municipale. Une réunion de conseil municipal du 24 septembre a été annulée.

La polémique

Les urnes ont parlé le 11 septembre dernier. Les quatre candidats défendant le projet de commune nouvelle avec Ingrandes-Le Fresne l'ont emporté avec 65 % des voix. Ils ont pour nom Jean-Claude Abélard, Moïse Beucher, Jean-Pierre Boisneau et Marc Brinet.

La liste soutenue par le maire Jean Sotty, quant à lui farouche partisan d'une union avec Le Louroux-Béconnais, ayant recueilli 35 %, on pouvait espérer une accalmie. Que nenni !

Toutefois, Michel Bourcier, le maire du Louroux, a une perception comptable différente. Il minimise. « En fait, vous n'avez obtenu des voix qu'à hauteur de 40 % des inscrits, nous a-t-il balancés. Il nous prend pour des gogos. Comment lui faire confiance, si, aujourd'hui, il fait le contraire de ce qu'il a dit. Quel crédit accorder à sa parole ? », s'insurgent les quatre nouveaux élus.

Une pétition remise à la préfète

Ils rappellent que Michel Bourcier avait clairement dit en réunion publique, devant 100 personnes, « qu'il n'obligerait pas la population de Saint-Sigismond à rejoindre Le Louroux, si elle s'y opposait ».

Une pétition signée par 90 % de la population, remise à la préfète Béatrice Abollivier avant les élections, laissait entrevoir nettement un penchant pour le bassin de vie d'Ingrandes-Le Fresne.

« Nous ne sommes pas allés chercher les votants en voiture. Ceux qui sont venus sont même courageux », argumentent les nouveaux élus. Une pétition a été remise à la préfète plutôt qu'au maire « pour éviter des pressions sur les signataires ». Préfète qui avait donné pour consignes au groupe « de présenter pour 2018 un projet ».

Les nouveaux élus, souhaitant travailler de manière constructive et informer de façon transparente la population de leurs démarches, attendaient « a minima un débat ».

Une convocation met le feu

« Depuis le 11 septembre, le maire nous ignore. Il refuse de dire bonjour », regrettent les nouveaux élus. L'incompréhension est totale. « Il faut que Jean Sotty comprenne que ce n'est pas à l'homme qu'on s'oppose, ni à ce qu'il a fait pour la commune. C'est à son obstination à vouloir rejoindre Le Louroux. Il nous condamne à faire de la petite politique, à défaut d'accepter un débat de fond. On veut construire bien et dès le départ. »

Les élus dénoncent la méthode employée par le maire. Lequel a utilisé le bulletin municipal de juillet pour publier « un éditorial qui n'est rien d'autre qu'une tribune personnelle ».

Et puis tombe la convocation qui met le feu : « Le conseil est convoqué le samedi 24 septembre à 10 h. » Avec à l'ordre du jour, au point n° 5 : « Adhésion à la commune nouvelle. »

« Une provocation, une tentative de passage en force », jugent les nouveaux élus. Très remontés, ils ont trouvé du crédit auprès des députés Marc Laffineur et Serge Bardy, et des conseillers départementaux Marie-Paule Chesneau et Alain Maingot.

Un ultimatum avant de partir

Ils ont surtout menacé de démissionner à nouveau. Et l'ont fait savoir à la mairie de leur commune, ainsi qu'à Michel Bourcier. Avec un ultimatum. « À défaut d'un courrier reçu avant 11 h, le 22 septembre, annulant la réunion, ils démissionneraient. »

Ils s'interrogent : « Quel intérêt a Michel Bourcier à faire ce forcing pour que la commune se joigne au Louroux ? Un seuil de la population et des dotations qui lui permettraient de réaliser des investissements plus importants dans sa commune ? »

Et lui demandent de « prendre une délibération comme il en a pris une pour Saint-Augustin-des-Bois. Celle de refuser Saint-Sigismond. Le sujet serait clos ».

Les nouveaux élus « se demandent qui dirige la commune. Jean Sotty ou Michel Bourcier ? ». Et ont tenté de nouer le dialogue. « Impossible avec le maire. On s'est rapproché trois fois de la 1re adjointe Béatrice Huchet. Qui fait la sourde oreille. On ne comprend pas... »

St-Sigismond suite, dans OF du 26 septembre ... "Tout juste élus, ils menacent de démissionner"
Tag(s) : #Democratie locale

Partager cet article

Repost 0