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INGRANDES  - LE FRESNE sur LOIRE

REUNION PUBLIQUE

PRESENTATION DU PROJET « LA RIOTTIERE »

Réunion du 24/02/2017

 

Etaient invités, par courrier remis quelques jours avant dans les boites à lettres des riverains de l’avenue de la Riottière depuis le moulin jusqu’au carrefour de la CD 723.

Environ 30 personnes présentes, essentiellement des riverains « invités » mais aussi quelques personnes qui avaient eu connaissance indirectement (via le blog de coeur de bourgs notamment) de la tenue de cette réunion et se sentaient concernées, bien que non invitées, puisque fréquentant quotidiennement la zone concernée : habitants de CD 723 non loin du carrefour, habitants de la route de Candé (petit Ménardeau), …

 

1- Présentation du projet par M. le maire et M. le maire délégué du Fresne :

M. Millon pose les axes principaux du projet :

Il rappelle en préambule que ce projet s’appuie sur le projet initial de la commune historique du Fresne de réaliser l’aménagement des trottoirs de la partie « Fresnoise » de l’avenue de la Riottière, c’est-à-dire depuis le moulin jusqu’au carrefour avec la CD 723.

Le projet est élargi dans le cadre de la commune nouvelle.

Il doit permettre une valorisation de l’entrée principale de la commune, une sécurisation du carrefour de la Riottière et de l’avenue de la Riottière, et la création de liaisons douces sur l’axe nord-sud de la commune.

M. Vallée présente les différents aspects du projet, en s’appuyant sur la projection de documents réalisés par les services de la Direction Générale Adjointe des Territoires du Lion d’Angers, en vue de « l’appel d’offre » lancé pour la recherche d’un maître d’oeuvre.

- étendue et limites approximatives du projet : avenue de la Riottière depuis les terrains de tennis jusqu’au carrefour de la CD 723, le carrefour lui-même, et la route de Candé depuis le carrefour jusqu’à la hauteur du château d’eau.

- périmètre de l’étude, point sur l’état de la voirie, les données de trafic et de vitesse.

- séquencement et enjeux pour chaque route (sécurisation et favorisation des liaisons douces, structuration et organisation du stationnement, garantie de circulation apaisée, valorisation de l’entrée principale de l’agglomération, …)

 

2- Remarques et observations faites, et questions soulevées :

M. Vallée invite ensuite les participants à apporter leurs avis et propositions, les assurant que tout serait retransmis au maître d’oeuvre.

Après une présentation de chacun des participants, un échange s’instaure donc avec la salle qui fait part de ses observations, ses questionnements, et apporte des idées et suggestions sur les multiples aspects du projet.

 

Carrefour de la Riottière :

Il apparaît clairement que c’est le point majeur du projet, tant ce carrefour est dangereux pour les riverains, mais aussi pour l’ensemble des usagers.

La création d’un rond-point serait la solution la plus efficace pour réduire la vitesse sur la 23, mais elle semble difficile car l’espace manque. M. Millon dit l’avoir envisagé par le passé en se proposant d’acquérir une parcelle à vendre à l’angle de l’avenue de la Riottière avec la 23, mais y avoir renoncé sur avis de la DDE qui constatait l’impossibilité de créer un rond-point même avec cette parcelle.

Sur la CD 723, la signalétique d’entrée sur la commune est –curieusement- celle d’une entrée d’agglomération, qui impose normalement une vitesse maxi de 50km/h. Cependant un panneau de limitation à 70km/h est placé 20m derrière, annulant la prescription précédente.

Un avatar de l’histoire semble-t-il… qu’il serait bon de corriger en « profitant » de l’entrée d’agglomération pour tenter réellement de réduire la vitesse sur le carrefour.

M. le maire se dit sceptique, arguant que le département ne sera sans doute pas d’accord. Il est objecté que le carrefour est aujourd’hui en gestion communale, ce qui implique que la commune supporte les coûts d’aménagement, certes, mais aussi qu’elle en a l’essentiel de la maîtrise. Il est demandé à la commune de se montrer volontariste sur ce point, et convaincante auprès du département. Si on avait envisagé un rond-point, on peut bien envisager les moyens de réduire la vitesse à 50km/h.

 

Des riverains suggèrent différentes solutions techniques possibles pour réduire la vitesse sur la D 723 :

- Retirer les panneaux 70km et les remplacer par des panneaux 50km.

- Réduire la largeur de la CD 723 de part et d’autre du carrefour, et créer des trottoirs. Double avantage : inciter à réduire la vitesse, et sécuriser la circulation des riverains.

- Réaliser des effets visuels de rétrécissements de la chaussée, qui incitent aussi à réduire sensiblement sa vitesse (bandes blanches latérales qui se resserrent, plantations « urbaines, ou bacs de plantes sur les côtés de la chaussée, zébras au sol, peinture du sol pour matérialiser visuellement la zone à vitesse limitée, etc…)

- Commencer ces signalisations très en amont du carrefour, pour que les conducteurs aient le temps de réaliser qu’ils entrent en zone limitée et de ralentir avant d’être arrivés sur le carrefour.

- L’éclairage du carrefour est à revoir totalement, car très insuffisant actuellement. Un bon éclairage contribuerait également à réduire la vitesse et à sécuriser le carrefour la nuit.

- Il est signalé que la maison faisant l’angle de la route de Candé avec la 23, côté Le Fresne, est actuellement à vendre. Il serait intéressant de le signaler au maître d’oeuvre afin d’envisager éventuellement que la commune en fasse acquisition si sa démolition permettait une meilleure visibilité et une sortie plus sûre sur la 23.

- Une demande est formulée par des participants : la création d’un parking pour covoiturage. M. le maire évoque le projet gare comme répondant à cette demande. Il est objecté qu’il sera trop éloigné de l’axe de passage que constitue la CD 723 pour aller vers Angers, Ancenis, ou Nantes.

(parking de box auto ?)

- La création d’un passage souterrain pour les piétons est évoquée. Son coût probablement élevé peut sembler dissuasif, mais on ne peut l’exclure a priori sans en faire l’étude.

- A tout le moins doit-on faire des passages pour piétons et vélos réellement sécurisés (permettant notamment aux enfants et ados venant du nord de la 23 de se rendre sans danger aux écoles et collège).

- Et en attendant de réels travaux, remettre en état les feux de signalisation.

 

Avenue de la Riottière :

- Les vitesses relevées sur l’avenue de la Riottière notamment (46km/h en moyenne, avec 85% des maxi à 55km/h, semblent irréelles, bien inférieures aux réalités observées par les riverains. Il apparait que les relevés ont été effectués près du carrefour, à un endroit où les véhicules qui descendent n’ont pas encore pris leur vitesse « normale » et où les véhicules qui montent ont déjà beaucoup ralenti pour arriver au carrefour. Ces relevés ne semblent donc pas représentatifs.

- Il est donc demandé la mise en place de ralentisseurs (types « doux et longs », analogues à celui existant dans le bourg d’Ingrandes, sur la rue du pont au croisement de la rue de Recroits –ex rue de la mairie-). Beaucoup de communes ont adoptés des ralentisseurs de ce genre (Le Mesnil en Vallée, …)

- Les liaisons douces sont prévues dans le projet et les bordures sont assez larges pour que cela puisse se faire en laissant les arbres actuels. Il est évoqué que, pour sécuriser tout le monde, il serait souhaitable que les allées piétonnes et celles réservées aux vélos soient distinctes. Il est suggéré que la « voie » piétonne soit d’un côté de la chaussée, et la « voie » vélos de l’autre, avec des passages « cloutés » rapprochés, permettant aux piétons de gagner facilement la voie piétonne si elle du côté opposé (un sur chacun des 2 ou trois ralentisseurs qu’on pourrait imaginer).

- Prévoir également des bancs pour permettre des haltes aux personnes à moindre mobilité.

 

Stationnements :

Certains riverains font état du besoin de places de stationnement le long de l’a rue, afin d’éviter les stationnements « sauvages » sur les futures pistes piétonnes ou cyclistes.

M. Vallée précise que cela fait partie du cahier des charges et que ce sera au maître d’oeuvre de proposer des solutions pour faire cohabiter chaussée, liaisons douces, stationnements, et « paysagement » de l’ensemble.

- Esthétique : Tout le monde, y compris le maire, s’accordent à reconnaître que l’avenue de la Riottière n’est pas des plus jolies actuellement et que ce projet donne l’opportunité de travailler également l’aspect esthétique de cette entrée de la commune.

Des participants suggèrent de s’inspirer de l’entrée du Fresne, beaucoup plus réussie.

- L’enfouissement des réseaux semble avoir été exclu d’emblée du projet (dans le préambule du document projeté). Des riverains protestent contre cette décision a priori, notant que cet enfouissement devrait même être un préalable à la réalisation des liaisons douces sur les bermes, pour des raisons techniques d’encombrement par endroits, et d’esthétique de la rue. M. le maire oppose le coût élevé de tels travaux. Il lui est objecté que cela est bien envisagé pour l’avenue de l’Etang, peu habitée, dans le cadre du projet de l’espace gare. Les aides financières obtenues pour l’avenue de l’Etang pourraient également être obtenues ici. L’entrée principale de la commune mériterait bien cela.

 

Route de Candé :

M. Vallée précise que le projet envisagé actuellement s’arrête à peu près à la hauteur du château d’eau, et s’appuie sur la « voie » piétonne existante qui vient d’être un peu dégagée (autrefois accès à la maison de retraite du Ménardeau).

Les riverains comprennent qu’un projet global peut être phasé et qu’il n’est peut-être pas possible de tout faire aujourd’hui, mais qu’il faut quand même anticiper le futur.

Il faut donc anticiper la création future de circulations douces (piétons et vélos) bien au-delà du château d’eau, au moins jusqu’à la Charbonnerie.

- Cette perspective pourrait consister à buser le fossé de droite en allant vers Candé pour y créer une piste cyclable tandis que le trottoir actuel à gauche pourrait être réservé aux piétons. Même si le projet actuel n’inclue pas cela, il faut intégrer un développement futur de cette nature (ou une autre idée meilleure) dans ce qui sera fait cette fois-ci.

- Dans un premier temps, mettre des plots, ou une forme de « clôture » pour sécuriser les piétons par rapport à la route.

 

    Budget global :

    Suite à la demande d’un participant, M. Millon évoque l’enveloppe financière, fixée approximativement à 150.000€, et précise que le montant de la maîtrise d’oeuvre sera déterminé en fonction du coût réel des travaux.

    Des participants font remarquer que ce montant paraît notablement insuffisant pour l’ensemble des travaux envisagés pour satisfaire au cahier des charges.

    Sachant qu’il avait été budgétisé près de 100.000€ pour le projet initial du Fresne (les seuls trottoirs côté Fresne), il est à craindre que les 50.000€ de plus ajoutés par la commune nouvelle ne permette guère plus que quelques aménagements mineurs, sans rapport avec les objectifs annoncés et les besoins confirmés ce soir.

    M. le maire rappelle que c’est déjà un effort pour « élargir » le projet initial du Fresne, mais qu’il n’est pas prévu de faire un nouveau projet d’ampleur.

    Ce à quoi il lui est objecté que si la commune peut consacrer plus de 2.000.000€ à la zone de l’espace gare, peu fréquentée, elle ne peut consacrer un montant aussi faible à la sécurisation d’un carrefour et d’une rue qui constituent les entrées principales de la commune, avec un trafic de 7800 véhicules/jour sur la 23 et 2500 sur la rue de la Riottière.

    Ce choix doit relever d’arbitrage au sein du conseil municipal, dans une réflexion globale.

     

    Divers :

    Divers points particuliers sont évoqués à l’occasion des échanges :

    - Les poubelles qui ne sont ni esthétiques, ni pratiques à certains endroits.

    - L’arrêt de bus à droite en descendant l’avenue de la Riottière est trop près du carrefour.

    - Un riverain ayant une sortie de garage très près du carrefour suggère que soit installé un miroir lui permettant de voir les véhicules arrivant de Nantes. M. le maire lui répond que cela est fortement déconseillé car dangereux en cas de « déréglage ».

    - L’installation de radars, pédagogiques ou « vrais ».

    - Mettre des feux à commande manuelle pour permettre aux piétons d’arriver à traverser sans devoir courir entre deux voitures.

     

    Conclusion :

    Suite des échanges autour d’un verre et de petits gâteaux.

    Tag(s) : #Democratie locale, #Vie locale, #Projet Riottière

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